Redessiner l’espace public pour le rendre accessible aux femmes

Dans un article paru en septembre 2018 dans le journal Le Monde, l’atelier de recherche Genre et Ville décrit comment dès les cours de récréation à l’école primaire, l’espace urbain se divise entre filles et garçons. Les garçons y occupent la place centrale, avec le terrain de foot, et les filles se retrouvent souvent sur le côté, dans les recoins et espaces périphériques. Cette légitimité donné aux garçons dans l’occupation de l’espace, présente dès le plus jeune âge, se traduit dans tous les aspects de l’espace public. Beaucoup de femmes adoptent des reflexes pour s’adapter à cet espace masculin : ne pas rentrer tard et seule, éviter d’aller dans certains endroits, éviter de s’habiller de certaines façons… et acceptent le fait que recevoir des remarques dans la rue fait partie du quotidien.

C’est pourquoi cette association repense et propose des façons d’adapter l’espace public à tous, en prenant compte le genre, l’âge, l’orientation sexuelle, la classe… afin que tout le monde y ait sa place. Leurs travaux incluent par exemple l’aménagement de cours de récréation « neutres » en région parisienne, ou encore la participation à l’aménagement de la place du Panthéon. Et ce ne sont pas les seules à se lancer dans ce défi, les écoles d’architectures commencent également à sensibiliser les étudiant.e.s au besoin de créer des espaces pouvant être occupés par toutes et tous.

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/09/16/dans-les-cours-de-recreation-les-filles-sont-invisibilisees_5355861_3224.html?xtmc=recreation&xtcr=10

http://www.genre-et-ville.org/page-d-exemple/

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