Après coup

Après coup

LSAAF
Il existe un considérable après coup, immédiat, mais aussi médiat, parfois très longtemps différé, des violences conjugales, mais aussi de toutes les violences faites aux femmes en général.
Cet après coup, c’est le traumatisme, le post-traumatisme psychique consécutif à la violence physique, sexuelle ou encore morale.
À l’expérience, toutes ces violences doivent être prises en charge et traitées à la fois sur le plan judiciaire et dans le domaine psychique, à la fois par l’avocat et la plaignante auprès du magistrat au tribunal et par le psychanalyste, à la libre demande du sujet en souffrance. À la fois, deux actions en concomitance.

Une réflexion au sujet de « Après coup »

  1. J’utilise ici un concept des plus importants de la psychanalyse. « Nachträglichkeit », en allemand (S. Freud, 1896), « Après-coup », en fançais (J. Lacan, 1953), pour indiquer combien à un premier traumatisme (trauma) peut faire suite un autre, puis un autre,… avec, consécutivement, de considérables remaniements au regard de ou des significations que va prendre pour le sujet, dans sa souffrance psychique, ce qu’il a historiquement subi. Refoulement, oublis de toutes sortes, indifférences de surface ou/et considérable aggravation du premier trauma et du sens que prend brutalement alors celui-ci, etc. Un trauma, en quelque sorte, peut toujours en cacher un autre, parfois plus grave,… mais pas toujours, avec, entre autres, un effet de « feed back ».
    Jean-Michel LOUKA
    psychanalyste

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